Un ami a eu l'aimable gentillesse de me garder un article de journal qu'il a trouvé dans le midi libre durant les vacances d'avril!
Original: Une école pour s'initier à l'art du bonsaï
RAPPEL:
Pendant dix-huit jours, Lunel a accueilli des dizaines d'élèves passionnés L'école est à l'image de l'art qu'elle enseigne : totalement atypique. Car une école proposant d'étudier l'art du bonsaï, c'est plutot rare. Les classes se déroulent deux fois par an, en trois jours. Le cycle d'étude est de 16 cours étalés sur huit ans. Cette école est en outre itinérante puisque son siège est basé en Italie. C'est là qu'elle est née, il y a plusieurs anénes, avant d'essaimer à travers l'Europe. Les classes se déroulent comme des séminaires, deux fois par an, en France, Allemagne et bien entendu l'Italie.
Gilbert Labrid, professionnel et longtemps commerçant de bonsaï, est le relais français de l'école. Installé à Montpellier, il a tout naturellement organisé des cours dans la région. Ainsi, 18 jours durant, les classes se sont succédé à Lunel à l'hôtel restaurant Mon Auberge, pour la session de printemps, chaque classe durant trois jours.
Ainsi, en début de semaine, la dernière classe a accueilli 21 personnes, essentiellement des hommes, désireuses de percer les secrets de l'art du bonsaï, sous l'oeil de Maria Volonterio, professeur italienne. Le matin était consacré à la théorie, l'après-midi à la pratique, chacun ayant amené son bonsaï. Les cours sont assurés par le maître japonais Keizo Ando, venu avec son interprète.
« Le bonsaï est né en Chine, ce n'est qu'ensuite que le Japon l'a adopté », rappelle Maria Volontario. Aujourd'hui, les Japonais font référence dans l'art du bonsaï. Et les élèves français présents à Lunel cette semaine ne s'y sont pas trompés. Un élève explique volontiers : « Je suis passionné de bonsaï depuis 9 ans. J'ai appris avec des amis, des revues, mais j'avais l'impression d'avoir des informations de seconde main. Là, j'ai l'impression d'aller à la source. » Attentif, s'adaptant au niveau de chacun, le maître apporte ses conseils, ses observations, corrige éventuellement. Keizo Ando enseigne depuis 25 ans l'art du bonsaï, au Japon mais aussi aux quatre coins du monde. Pour lui, le bonsaï « est un passe temps mais aussi un moyen d'atteindre la paix intérieure. » Il s'avoue surpris de l'engouement des Français pour cet art ancestral « J'aime partager ma passion avec un autre peuple », souligne-t-il. Il reconnaît aux élèves de l'Hexagone beaucoup de sensibilité et de sens esthétique. « La joie et l'émotion sont universelles », dit aussi le maître japonais qui définit ainsi ce que lui apporte l'art du bonsaï. Deux sentiments qu'ont pu partager ses élèves, quelques heures durant.
S. N.
Pour tous renseignements, contacter Gilberd Labrid : gilbert.labrid@free.fr.
Édition du lundi 7 avril 2008 Midilibre.com